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Aucun ara de Spix n’est encore présent dans la nature

Actualité 11/09/2018

Ara de Spix, ou Cyanopsitta spixii

L’espèce d’oiseau star du film Rio est éteinte dans la nature.

Une ONG internationale a annoncé qu’aucun ara de Spix n’est encore présent dans la nature. Plusieurs dizaines de spécimens sont encore en vie, mais ils sont captifs.
En 2011, Blu, l’ara de Spix (Cyanopsitta spixii) élevé en captivité partait à la conquête du Brésil dans le film Rio. Sa quête devait le mener à rencontrer le dernier spécimen sauvage de son espèce, une femelle prénommée Perla. Cette union pouvait permettre de sauver les aras de Spix. L’ONG Birdlife International a annoncé dans un communiqué paru le 5 septembre 2018 que la véritable histoire de cette espèce ne sera pas un « happy end » : les aras de Spix sont désormais considérés comme éteints dans la nature. L’ONG suppose que le dernier spécimen sauvage est mort au début des années 2000.

Birdlife International a mené une étude qui a duré 8 ans afin de déterminer le statut réel de 51 espèces d’oiseaux en danger critique d’extinction. Pour cela, elle a pris en compte 3 facteurs : le moment et la fiabilité des observations de ces spécimens, l’intensité des menaces qui pèsent sur eux et une mesure des efforts qui ont été fournis pour en retrouver. C’est ainsi qu’elle a pu déterminer qu’il n’existe probablement plus aucun ara de Spix dans la nature. On en compte entre 60 et 80 en captivité à travers le monde. Si l’espoir persiste d’en retrouver encore, il reste mince. Un ara a bien été aperçu en 2016 mais les spécialistes supposent qu’il s’agissait en fait d’un oiseau captif qui s’est échappé. Il ne retrouvera donc sans doute pas ses congénères, disparus peu à peu à cause de la déforestation ou encore de leur piégeage pour alimenter un trafic illégal.

En plus des ara de Spix, 7 autres espèces ont vu leur extinction confirmée ou fortement suspectée. C’est notamment le cas du feuillage-glaner d’Alagoas (Philydor novaesi), du Po-o-uli masqué (Melamprosops phaeosoma) dont aucun spécimen n’a plus été aperçu depuis 2004 (année durant laquelle le dernier spécimen captif est mort) ou encore du Lori à diadème (Charmosyna diadema) aperçu pour la dernière fois en 1987.

Extrait de l’article paru dans sciencesetavenir.fr

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