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Le rongeur

Le rongeur

Le rongeur


Description

Vaste ordre de Mammifères comprenant plus de 2 000 espèces, telles que rats, souris, campagnols, écureuils, loirs, lérots, mulots, muscardins (de petite taille), marmottes, ragondins, porcs-épics, maras et capibaras (de plus grande taille).
Les Rongeurs se caractérisent essentiellement par leur denture: ils possèdent tous, à chaque mâchoire, deux incisives coupantes à croissance continue et sont dépourvus de canines (l’emplacement de ces dernières formant une barre) ; leurs molaires sont basses et tuberculées. Autres caractères communs (outre l’anatomie du crâne et des muscles masticateurs, liée à l’habitude de ronger) : leur peau est dépourvue de glandes sudoripares et ils ont un cæcum bien développé. La majorité des autres caractères anatomiques sont sujets à de nombreuses exceptions, liées pour la plupart à des adaptations aux différents modes de vie. Ainsi distingue-t-on des espèces arvicoles, arboricoles, aquatiques, fouisseuses, des espèces «volantes» dotées d’un patagium (pétauriste), etc. Du fait de cette diversité, les Rongeurs sont distribués dans le monde entier (sauf en Nouvelle-Zélande et dans certaines îles).
L’ordre des rongeurs est représenté en France par les familles des Sciuridés (écureuils, marmottes), des Castoridés (castors), des Gliridés (loirs, lérots, muscardins), des Arvicolidés (hamsters, campagnols, rats musqués), des Muridés (souris, mulots, rats), et des Capromyidés (ragondins). Le Castor d’Europe et le Ragondin font figure de géants parmi cet ordre constitué surtout de petites espèces. Surtout terrestres, ils se sont toutefois adaptés à la vie dans les arbres (Ecureuil roux, Loir…), dans le sol (campagnols) ou dans l’eau (Castor d’Europe, Ragondin, Rat musqué). Ce sont pour la plupart des espèces très prolifiques, dont certaines présentent des cycles de très grande abondance (pullulation des campagnols) selon les années. Leur régime alimentaire herbivore est alors la cause de dégâts importants aux cultures. Une des caractéristiques propres aux Rongeurs est la présence d’une paire d’incisives très développées sur chaque mâchoire, ayant une croissance continue.

Classification des rongeurs

La classification traditionnelle des rongeurs est encore assez confuse. Il est certain que pour cet ordre, une classification phylogénétique apporterait quelques éclairages pour des genres ou des espèces dont la position systématique n’est pas sûre

Familles Caractéristiques Genre / Espèces
Sciuroïdés Vie arboricole
Écureuils terrestres
Léthargie hivernale
Animaux des steppes
Patagium permettant le vol plané
Sciurus Écureuils
Xérus Rats palmistes
Marmotta Marmotte des Alpes
Citellus Spermophiles et Sousliks
Pteromys Polatouche
Aplondontoïdés Habitus de castor mais queue courte Aplodontia Castor de montagne
Eomyoïdés Patagium / queue écailleuse / Anomalurus Écureuils volants africains
Gliroïdés Sommeil hivernal / allure de souris mais queue touffue /
pas de cæcum
Glis Loir
Muscardinus Muscardin
Eliomys Lérot
Dryomys Lérotin
Géomyoïdés Pelage homochrome au sol
Membres postérieurs très développés
Abajoues surdimensionnées
Perognathus
Pocket mices
Dipodomys rats kangourous
Geomys Gauphres à poche
Thomomys
Dipodoïdés Habitus de rats ou de
gerboises / habitent les régions subdésertiques
(sauf la Siciste des bouleaux, forestière en Scandinavie)
Sicista Sicistes
Allactaga Gerboises (Russie)
Jaculus Gerboises (Sahara)
Dipus Gerboises (Sibérie)
Pygeretmus (SO Sibérie)
Muroïdés Groupe très riche en
espèces, en habitus, en niches, etc.
Seuls les principaux genres européens sont cités.
Famille des
Cricétidés
:
Cricetus Grand Hamster
Mesocricetus Hamster doré
Famille des Microtidés :
Clethrionomys Campagnols roussâtre, boréal,
Arvicola amphibius Campagnol aquatique
Ondatra zibethica Rat musqué
Microtus Campagnols
Lemmus Lemmings des toundras
Myopus Lemming des forêts
Famille des Gerbilllidés :
Gerbillus Gerbilles
Meriones Mérions
Famille des Muridés :
Rattus Rats
Mus Souris
Micromys Rat des moissons
Apodemus Mulot rayé
Sylvaemus Mulot sylvestre
Acomys Rat épineux
Pédétoïdés Rongeurs adaptés à la
course bipède / espèces Est africaines /
dents jugales à croissance continue
Pedetes Lièvre
sauteur
Hystricoïdés Grande taille / corps
recouvert de longs piquants projectibles /
terrestres et fouisseurs
Hystrix Porc-épic
d’Europe
Atherurus Porcs-épics tropicaux
Castoroïdés Vestibule commun pour
l’anus et l’orifice uro-génital / mamelles pectorales /
queue aplatie / main et pied pentadactyles et palmés / vie
aquatique /
sécrètent du castoréum pour marquer leur territoire
Castor fiber
Castor européen
Castor canadensis Castor canadien
Erithizontoïdés Porcs-épics américains /
souvent arboricoles / queue préhensile /
piquants quelquefois barbelés vers l’arrière, cassant facilement
et
continuant donc à s’enfoncer dans la chair de ceux de leurs
assaillants qui s’y frottent.
Erithizon
Porcs-épics Nord américains
Coendou Porcs-épics Sud américains
Cavioïdés Dents jugales à
croissance continue / queue très courte
Cavia Cobaye
Dolichotis Mara
Hydrochoerus Cabiaï ou Capybara
Dinomyoïdés Crâne très haut / arcade
zygomatique hypertrophiée
Cuniculus Paca
Chinchilla
Lagostomus Viscaches
Octodontoïdés Molaires sans racines à
croissance continue
Myocastor
ragondin
Capromys Rat colibri
Thryonomyoïdés Dents jugales radiculées Thryonomys
Aulacode
Spalacioïdés Adaptation à la vie
souterraine / I 1/1 M 3/3
Spalax
Dasyproctoïdés Membres supérieurs plus
hauts que les membres inférieurs
Dasyprocta aguti
Agouti

Origine

Au Paléocène il y a plusieurs transformations morphologiques décisives. Les plus spectaculaires portent sur la denture et sont liées à l’évolution et la diversification rapide des régimes alimentaires. Plusieurs groupes indépendants de mammifères paléocènes tels que les plésiadapiformes et les glires doivent leur succès au développement de deux paires de grandes incisives coupantes correspondant à des régimes alimentaires variés : frugivores, granivores, ou même à base de petites proies (dont insectes). Les glires, alors représentés par les anagalides et les mixodontes, sont à l’origine des rongeurs à la fin du Paléocène, et des lapins à l’Eocène. Les plésiadapiformes sont des placentaires arboricoles primitifs supposés apparentés aux dermoptères (colugos) dont les premiers représentants modernes ne sont connus qu’à partir de l’Eocène supérieur. Ils appartiennent au supergroupe des Archonta caractérisé notamment par une articulation particulière de l’astragale et du calcaneum permettant la supination du pied et la vie arboricole. C’est de ces archontes que sont issus les primates vrais à la fin du Paléocène, et également les chiroptères (Eocène) et les tupaiidés (Oligocène).

Morphologie

Si, à l’instar du professeur Grassé, nous prenons le Rat comme exemple de Rongeur indifférencié et si nous comparons à ce type, pris comme référence, les autres représentants de l’ordre, nous pouvons observer, à l’intérieur du groupe, toute une gamme de variations morphologiques en rapport avec des adaptations à des modes de vie variés.

Ainsi, la réduction des pavillons auriculaires et des yeux, le raccourcissement de la queue de même que l’important développement des incisives et des ongles des membres antérieurs marquent la spécialisation des formes fouisseuses (Rat-taupe, Bathyergidae). Ces traits sont poussés à l’extrême chez les spalax (Spalacidae), qui creusent de longues galeries sous terre. En revanche, la grande taille des oreilles et des yeux, l’allongement des extrémités postérieures et de l’appendice caudal caractérisent les rongeurs des steppes, telles les Gerboises (Dipododae) qui au moindre signe de danger, s’enfuient en sautant.

A la tendance arboricole correspondent la présence de mains ayant un pouce apposable et celle d’une queue très fournie faisant office de balancier.

Les Rongeurs à mœurs aquatiques, comme les Castors (Castoridae) par exemple, ont des pavillons auriculaires relativement réduits, des orteils plus ou moins palmés et une queue écailleuse tendant à s’aplatir.

Selon les paléontologistes, on ne peut établir de relations phylogénétiques entre les Rongeurs en se fondant sur cette différenciation de types morphologiques en rapport avec l’habitat et le comportement. On ne sait pratiquement rien de l’origine de cet ordre, ses fossiles les plus anciens, qui datent de l’éocène, montrent déjà tous les traits qui le caractérisent. Son évolution -et de ce fait, les liens existant entre les diverses familles- est aussi mal connu, ce qui se traduit par une classification assez artificielle.

Reproduction

Les rongeurs n’ont pas de besoin de se reproduire :

Les rongeurs n’éprouvent le besoin de se reproduire que grâce à leurs hormones qui les titillent ou non. Il n’y a aucun besoin psychologique dans cette attitude et un animal qui ne s’est jamais accouplé n’est pas plus malheureux pour autant. C’est d’autant plus vrai pour un animal stérilisé qui ne sécrète donc plus d’hormones sexuelles. De même aucune étude scientifique ne prouve que votre femelle doit avoir une portée au moins dans sa vie pour être en bonne santé. Cependant il est vrai que votre animal peut chercher la compagnie d’un autre congénère. Offrez lui un compagnon du même sexe, il en sera aussi heureux.

Les rongeurs se reproduisent vite et beaucoup :

Rongeur Prenons un exemple : Vous avez envie d’avoir une portée de rats. Vous faites donc reproduire vos animaux. Sachez qu’une ratte peut avoir jusqu’à 18 petits !!! C’est déja délicat à placer….
Soyons gentils admettons qu’elle n’en fasse que 10. Sur ces 10 ratons admettons que 5 sont des femelles. Après 3 semaines de gestation et 6 semaines de sevrage vous voila donc en présence de 5 femelles + la mère, donc 6 femelles potentiellement fécondables….si à leur tour elles produisent 10 ratons….vous voila avec 72 rats en l’espace de 10 semaines !!! Inutile de vous dire combien ils seront à la prochaine génération…
Si vous ne séparez pas vos animaux, voila ce qui vous arrivera. Une fois arrivé à ce nombre d’animaux, que ferez vous pour les placer ? Faire adopter un rongeur est très délicat. Il vous faudra éviter les éleveurs de reptiles, les jeunes qui veulent un animal pour le fun ou par caprice, et les personnes qui seront prêtes à adopter tout ce qui passe pourvu que ça soit gratuit, sans les assumer derrière… Sélectionner des adoptants, les trouver, n’est pas chose aisée et pendant ce temps vos animaux grandissent, ont besoin de manger, sortir, besoin d’entretien…
Si vous devez faire reproduire vos animaux, soyez CERTAINS que vous avez bloqué des adoptants sérieux (ayant la capacité matérielle et financiere d’assumer un animal) avant même que la saillie soit faite. Les désistements sont fréquents et il faudra aussi que vous vous attendiez à garder certains petits plus longtemps que prévu.
Donner le surplus à l’animalerie est l’acte le plus stupide qui soit : à quoi vous aura servi de faire cette reproduction si c’est pour offrir du stock gratuit à un animalier qui les vendra à n’importe qui, éleveur de serpents inclus ? D’autre part, la loi, et les services d’hygiène, interdisent aux animaleries de se fournir ailleurs que chez des éleveurs déclarés et contrôlés par la DDSV. Toute bonne animalerie refusera de reprendre vos portées

Reproduire des rongeurs coute cher :

Non il ne suffit pas de mettre un mâle et une femelle ensemble pour se prétendre éleveur. Il vous faut avoir plusieurs cages : une cage de maternité, des cages pour séparer les jeunes au sevrage…il faut prévoir un supplément d’alimentation pour la femelle gestante et multiplier le budget alimentation en fonction du nombre de petits. Prévoir aussi une enveloppe pour le vétérinaire. Votre ratte peut tomber malade, ou avoir besoin d’une césarienne. Les jeunes aussi peuvent avoir besoin de soins avant leur sevrage.
Rare sont les personnes qui arrivent à se faire de l’argent en placant des rongeurs car si l’on veut faire les choses correctement, la dépense est plus grande que le prix que vous pourrez tirer de la portée…

Reproduire des rongeurs comporte des risques :

Vous adorez votre cobaye et vous voudriez des petits d’elle ? C’est bien mais sachez qu’une gestation, comme chez toutes les espèces, comporte des risques. Votre femelle peut mourir à la mise bas ou peut mourir d’épuisement lors de la lactation. Vous devez toujours garder en tête que vous mettez la vie de votre femelle en jeu, quel que soit son age et sa condition physique. Enfin une femelle qui n’aura jamais reproduit et est un peu âgée ne devra pas du tout être reproduite, les risques étant encore plus élevés !

Reproduire des rongeurs, pourquoi faire ?

Avant de vous lancer dans une reproduction, prenez le temps de voir tous les animaux qui sont actuellement à placer dans les divers refuges, voyez le nombre de personnes sur les sites d’annonces gratuites, qui donnent des rongeurs en menaçant de les tuer s’ils ne partent pas de suite…La situation est déja fortement encombrée…Pour le simple plaisir de les voir naitre, vous rajouter sur le « marché » 10 ou 12 animaux de plus qui auront du mal à trouver preneur ou prendront la place d’un animal qui attend un foyer depuis des mois, voire des années (et soyez honnête, entre un bb lapin, et un lapin de 4 ans… on sait lequel partira en premier…)
Soyez donc solidaire des animaux déja abandonnés ou sans foyer et abstenez vous de grossir les rangs. Si vous avez envie d’un nouveau petit rongeur, vous trouverez surement votre bonheur parmi les animaux qui sont déja en attente quelquepart.

Alimentation

De l’eau :

les rongeurs doivent avoir en permanence de l’eau propre à leur disposition. Cette eau doit être renouvelée très souvent (une fois par jour). Vous pouvez ajouter, dans l’eau de boisson de votre petit compagnon, des compléments vitaminés pour sa forme ou sa fourrure.

Une nourriture de base équilibrée :

l’idéal est un aliment complet spécialement étudié pour l’espèce de votre rongeur. Cela vous permettra de lui donner une alimentation équilibrée, sans carence ni excès. Vous avez le choix entre des mélanges de graines ou des croquettes, ces dernières ont l’avantage d’éviter que votre compagnon ne trie les graines qu’il préfère et qu’ainsi, il ne déséquilibre son alimentation. Elles sont aussi très dures ce qui permet à votre compagnon d’user ses dents.
Nous vous recommandons d’alterner avec des Menus Kracker qui sont à la fois un aliment complet, une barre à ronger pour les dents et une friandise variée (grâce au grand nombre de parfums existants). Tous ces aliments sont disponibles dans la Boutique Rongeurs Wanimo.com.

De la verdure :

Les rongeurs ont besoin d’un apport de verdure en plus de leur aliment de base. Cela facilite leur digestion et les supplémente en chloropylle et en vitamines.
Mettez à leur disposition du foin. La Boutique Wanimo.com vous propose plusieurs foins d’excellente qualité de la marque Oxbow, ou ce qui est encore mieux, de l’herbe fraîche. Wanimo.com a sélectionné Green Fresh de Vitakraft, qui est un petit bac à germer dans lequel vous faîtes pousser de la verdure.
Attention, lorsque vous ramassez de l’herbe dans la nature (luzerne, pissenlit, fanes de carotte, plantain, sain-foin), veillez à ce qu’elle ne soit pas souillée: pollution au bord des routes, pesticides, insecticides, engrais, etc… qui peuvent être très dangereux pour votre rongeur. Il est primordial de très bien laver tous les produits frais que vous lui donnez.

Des friandises « saines » :

qui peuvent être des friandises composées de mélanges de graines correspondant au goût de chaque espèce, qui ne déséquilibreront pas l’alimentation du rongeur et ne le feront pas grossir. Ou, des légumes frais (carotte, betterave rouge, fenouil, céleri, endive), des fruits frais (pomme, poire, banane, mûre, cerise, raisin, abricot, melon, pastèque). Attention, ces aliments frais ne doivent être qu’une friandise et donc donnés en petite quantité. En effet, ils sont souvent responsables de troubles digestifs et de diarrhées, qui sont la première cause de mortalité chez les rongeurs.
La Boutique Wanimo.com vous propose des friandises adaptées à chaque espèce que vous trouverez dans la boutique correspondante. Elles permettent un apport de minéraux, de vitamines ou d’autres nutriments utiles pour l’animal. Les friandises deviennent un complément d’alimentation et sont à prendre en considération dans la ration quotidienne de votre rongeur, il mangera moins de son aliment de base.

Evitez les choux, les pommes de terre, les oignons, le persil, les marrons, les glands et les avocats.

Santé rongeurs: les principales maladies

Les troubles digestifs :

sont excessivement fréquents chez les rongeurs et souvent graves de part la rapidité d’évolution.

Les causes infectieuses :

sont nombreuses: car tout déséquilibre de la flore normale peut entrainer une entérite mortelle. On distingue les entérotoxémies, les salmonelloses, les colibacilloses, la maladie de Tyzzer, etc…Cliniquement, c’est à dire visuellement on observe de la diarrhée, un animal plus ou moins prostré qui ne mange plus, qui maigrit plus ou moins vite, la mort pouvant survenir en deux à trois jours, parfois plus, parfois moins. Le diagnostic fait appel aux examens complémentaires avec une recherche du germe en cause dans les selles, parfois si la fin n’est pas heureuse par une autopsie et un prélèvement avec recherche également du germe par différentes techniques de laboratoire.

Malheureusement on obtient le résultat souvent trop tard: soit l’animal est mort soit il a survécu. Ces examens sont surtout intéressants lorsque l’on possède plusieurs animaux car alors il devient possible de mieux cibler le traitement pour les survivants ou lorsque la diarrhée n’est pas trop violente et évolue déjà depuis quelques temps.

Les traitements font le plus souvent appel à des antibiotiques, et à des rééquilibrateurs de flore intestinal, éventuellement à des supplémentations vitaminiques. ATTENTION CERTAINS ANTIBIOTIQUES SONT TRES MAL SUPPORTES PAR LES RONGEURS.

Prescription médicale obligatoire, pas la peine de rouspéter, votre vétérinaire a l’obligation de consulter avant de délivrer ou prescrire un traitement antibiotique, ceci afin d’éviter tout dérapage préjudiciable sur le long terme à la santé publique !Il convient également de donner du lest au niveau alimentaire et de donc mettre à disposition du foin ( cobaye, chinchilla et lapin)

Parasitaires :

Il convient de vermifuger votre rongeur régulièrement car les vers peuvent perturber grandement le transit intestinal et spolier votre animal mais aussi vous transmettre quelques ténias…. ( notamment chez souris et hamster ) .cf traitements . Attention également aux coccidioses surtout chez le lapin mais aussi chez le cobaye et le chinchilla. Le traitement fait appel , par exemple , aux sulfamides. Consultation obligatoire.

Alimentaires :

pris ici au sens large. Avec notamment les malocclusions de toutes sortes qui concernent les incisives (fréquentes chez le lapin) et les molaires ( cobaye et chinchilla): pour les incisives il suffira de des couper trés régulièrement, en général tous les mois. Une autres solution consiste à faire extraire ces dents par votre vétérinaire, c’est de loin la meilleure option , en effet la coupe de dents n’est pas toujours aisée , on finit par fendre ou casser les dents qui entrainent l’apparition d’abcés : les soins deviennent alors difficiles. Pour les molaires sous anesthésie elles pourront également être coupées mais il convient là aussi d’essayer de les extraire . Chez le lapin angora ( poils longs…) on rencontre souvent des trichobezoards qui sont en fait des boules de poils concrétées, parfois volumineuses, et qui entrainent l’apparition de perte d’appétit, d’un ventre gonflé et de constipation.

Tout changement brutal du régime alimentaire peut induire une entérite mortelle; alors évitez de considérer votre rongeur comme un aspirateur à miettes…. Les granulés du commerce sont en général équilibrés: ne pas changer de nourriture sans faire une transition alimentaire sur une semaine. Respectez les espèces: des croquettes pour hamster sont conçues pour les hamsters !!

Les troubles respiratoires :

sont également trés fréquents car ces animaux sont trés sensibles aux variations d’ambiance: bruit, courant d’air, différence de température au cours de la journée, volume d’air disponible. On veillera toujours à placer la cage dans une pièce spacieuse et tempérée, à l’abri du soleil, et on évitera autant que faire se peut les bruits intempestifs ( chaine Hi Fi à « fond »….) etc… Les symptômes sont plus ou moins intenses avec atteinte de l’appareil respiratoire plus ou moins profondes (infections type rhinite ou bronchite ou broncho pneumonie): jetage c’est à dire écoulement par les narines d’un liquide plus ou moins purulent, toux, conjonctivite, fièvre, abattement, perte d’appétit, etc… Complications souvent mortelles en l’absence de traitement. Le traitement fait appel à des antibiotiques à visée respiratoires: sulfamides, tétracyclines, quinolones ou équivalents pendant au moins 8 jours parfois plus avec traitement de soutien: complexe vitaminique (rappel: les antibiotiques sont inactifs sur les virus).

La myxomatose se rencontre fréquemment chez le lapin, la plupart des autres rongeurs sont naturellement résistants. Cette maladie est causée par un virus, et transmis par des piqures d’insectes le plus souvent ce qui explique les pics de contamination au printemps et à l’automne. les symptômes de la myxomatose sont: une face souvent gonflée, de même que les extrémités, apparition de boules sur tout le corps mais surtout sur la tête, perte d’appétit. Evolution souvent mortelle sans vaccination. Les vaccins peuvent être administrés dés 4 semaines d’âge, rappel un mois aprés puis tous les 6 mois. Fortement conseillée.

La maladie hémorragique virale du lapin :

beaucoup moins fréquente chez le lapin de compagnie elle n’en demeure pas moins extrèmement sévère car souvent mortelle en quelques heures ou quelques jours…. Due à un virus le seul moyen de lutte reste la vaccination. Elle se traduit par un syndrome hémorragique ( des hémorragies partout…) brutal. Trés souvent le lapin suffoque et meurt en quelques instants !! Vaccinez tous les lapins dés 4 à 8 semaines d’âge, rappel un mois aprés puis tous les ans

Santé rongeurs: les problèmes de dents

Les différents types de problèmes :

On distingue les problèmes d’incisives des problèmes plus graves de molairesLes dents des rongeurs poussent en continu, et il faut un parfait affrontement des dents du haut et des dents du bas pour que l’usure naturelle par frottement élimine le risque de croissance anarchique. Les incisives peuvent sortir de la bouche ou au contraire rentrer, voire être déviées sur le côté. Les molaires par une croissance intempestives peuvent en se rejoignant former un « pont » au dessus de la langue et empêcher ainsi la prise de nourriture.

Le diagnostic n’est pas toujours aisé et il faut souvent anesthésier ces petits rongeurs pour visualiser ce problème. Attention à ne pas essayer d’ouvrir en grand la bouche de votre rongeur, vous lui casseriez la machoire: en effet le mouvement d’ouverture est trés limité dans ces espèces.

Le traitement :

Pour les incisives, il est trés simple: coupez !! Soit avec une pince coupante prévue à cet effet, soit avec une scie fil , qui présente surtout pour le lapin l’avantage de ne pas casser les dents mais bien de les scier. Cela étant la meilleure solution consiste à demander à votre vétérinaire d’enlever , sous anesthésie générale bien évidemment , les dents qui posent problèmes. Pour les molaires, le traitement reste le même avec anesthésie obligatoire et difficultés beaucoup plus importantes en terme de geste chirurgical .

L’évolution :

Cette coupe doit être réalisée en moyenne tous les mois: facile pour les incisives, difficile pour les molaires …. Faites les extraire, c’est définitif !!!
A vérifier au moment de l’achat !! Les incisives doivent « s’affronter » parfaitement

Santé rongeurs: les problèmes de pattes

La cause des problèmes de patte :

Les problèmes sont de patte sont essentiellement la conséquence d’une mauvaise hygiène ou de cage défectueuse. En effet la propreté et l’entretien de la litière des rongeurs doit demeurer le souci permanent de tout amateur éclairé… Il convient de changer toute litière humide ou souillée de débris alimentaires, d’éviter d’asperger de l’eau en quantité sur cette même litière, d’éviter les sols durs ( bétons, etc…). Donc une bonne litière de copeau en bois non traité sous laquelle on pourra disposer de la litière pour chat. Attention à la surpopulation !! Certaines causes peuvent être liées à l’animal lui même: obésité ou carence en vitamine C chez le cobaye surtout. Veillez à distribuer une alimentation équilibrée et adaptée, additionnez une semaine sur deux un complément vitaminique surtout pendant les périodes à risques ( reproduction, lactation, température élevées etc… )

Les traitements :

D’abord traiter la cause: évitez les sols grillagés, assurez vous de la bonne hygiène de la cage, pas trop d’animaux au m². Changez la litière aussi souvent que nécessaire !! Traitement antibiotique souvent indispensable pendant au moins 8 jours: spiramycine, quinolones ( enrofloxacine, marbofloxacine, fluméquines) associés à des pommades locales et ou des bains de pattes dans des solutions antiseptiques ( chlorhexidine, produits iodés) . Malheureusement les récidives ne sont pas rares .

Si vous n’avez pas la patience de changez la litière régulièrement, les traitements ne pourront pallier longtemps à cette carence.

Santé rongeurs: les problèmes de peau

Les infections :

sont fréquentes et de nombreux germes sont rencontrés: pasteurelles, staphylocoques etc… Ils se traduisent le plus souvent par de mulitples abcés. Le pus chez les rongeurs est souvent épais et le traitement consiste souvent à enlever complètement l’abcés sous anesthésie générale . Les traitements font appel aux antibiotiques à large spectre type Triméthoprime/sulfamides, quinolones, cyclines . Si on a plusieurs animaux, il est recommandé de séparer les animaux sains des malades, de se nettoyer les mains entre chaque manipulation. Ne pas oublier de désinfecter régulièrement la cage, les mangeoires et abreuvoirs. Attention également à l’hygiène de la litière (propreté, humidité, changement). Vous pouvez vous reporter à la page conditions d’entretien et règles de base pour limiter les stress susceptibles de favoriser la survenue de ce genre de problème ou d’aggraver ceux existants déjà.

Les infestations parasitaires :

se traduisent souvent par des démangeaisons puis par des infections de complication dues le plus souvent au grattage intempestif. Les parasites sont nombreux: acariens, gales, poux , etc…. Nous ne nous étendrons pas à la description de chacun d’entre eux. Dans un but essentiellement pratique, nous conseillons d’utiliser un produit anti parasitaires à large spectre ( type ivermectines) en traitement régulier. Ce produit peut être administré par injections avec des « rappels » tous les 15 jours si besoin est. Au départ commercialisé pour les bovins , vous comprendrez facilement que ce produit soit employé à vos risques et périls, mais apparemment les accidents sont rarissimes et la practicité d’utilisation, l’efficacité le rende à notre avis trés intéressant. Contactez votre vétérinaire qui vous expliquera la marche à suivre. En cas d’échec , une nouvelle consultation approfondie s’impose. Pour les puces on pourra utiliser des carbamates prévus à cet effet, une à deux fois par semaine. Le lufénuron est actif mais utilisé hors cadre légal. Comme d’ailleurs bon nombre de produits: les laboratoires n’ayant pas la volonté compte tenu des coûts de réalisation d’un dossier complet de commercialiser et vendre leurs molécules pour un aussi petit marché. Le fipronil est toxique surtout chez le lapin : à éviter absolument.

Les champignons ou teignes ou mycoses :

Egalement trés fréquents, les teignes sont des pathologies ennuyeuses car transmissibles à l’homme et même si elles ne mettent quasiment jamais la vie en jeu le traitement demeure souvent long et difficile. Les symptômes se caractérisent par l’apparition de perte de poils en « pièces de monnaie » , parfois surinfectée, souvent les démangeaisons sont présentes. Le diagnostic n’est pas toujours facile et fait appel à des prélèvements de poils et à une mise en culture en vue de mettre en évidence ces champignons. Le traitement fait appel le plus souvent à des bains d’énilconazole, deux fois par semaine pendant 6 semaines. Il faut traiter l’ensemble des animaux et veiller à ce que l’hygiène soit parfaite. On pourra supplémenter en vitamines une semaine sur deux.

Les troubles hormonaux :

On connait l’hypercorticisme du hamster ( production importante de corticoïdes par le hamster âgé) difficile à traiter et l’hypersexualisme du cobaye mâle qui présente un poils gras, terne, avec des pellicules, les coussinets plantaires sont épaissis. Cet hypersexualisme peut être traité par castration ou par injections.

Santé rongeurs: les traitements

Rongeur La plupart des produits utilisés sont des produits initialement destinés à d’autres espèces et qui ont fait en pratique leur preuve sur les rongeurs concernés. En effet pour bon nombre de fabricants le coût lié au développement ( dossier d’autorisation de mise sur le marché ) de tels produits compense à peine le retour sur investissement qu’ils espèrent. Toutefois il existe quand même des produits disponibles et dont la présentation convient aux petits rongeurs.

Antibiotiques :

Petit rappel: les antibiotiques sont inactifs sur les virus. Ils empêchent souvent les complications bactériennes des infections virales. Autre petit rappel: les antibiotiques ne sont délivrés que sur ordonnance pour éviter tout dérapage et tout traitement en dépit du bon sens ce qui pourrait être préjudiciable à la santé public sur le long terme. Consultation obligatoire donc. Pas la peine de râler, la loi est faite pour nous protéger !!

Utilisables :

Les plus utilisés sont:
Triméthoprime/sulfamides
néomycine
quinolones( enfrofloxacine, marbofloxacine, fluméquine). Notre faveur va ,dans une première approche , aux quinolones en général bien tolérées, touchant bon nombre de germes, et ayant pour particularités de tuer les germes rapidement .

A éviter :

La gentamycine, la bacitracine, certaines tétracyclines seront à utiliser avec précautions c’est à dire à éviter en traitement de première intention.

Toxiques :

La plupart des betalactamines ( ampicilline, amoxicilline, pénicilline etc..) sont toxiques chez les rongeurs et peuvent entrainer la mort par perturbations digestives majeures. La streptomycine, la lincomycine, l’érythromicine, la tylosine, et la clindamycine sont également toxiques. Remarques: Chez le lapin on pourra également utiliser la spiramycine, la doxycycline et la pénicilline G.

Anti parasitaires :

Outre les avermectines, on pourra utiliser en vermifuge, la piperazine, le niclosamide, le praziquantel. Se renseigner auprés de votre vétérinaire.

Anti inflammatoires :

Sont plutôt à éviter. Il est en effet difficile de donner une dose adaptée au poids de ces petits rongeurs. On évitera surtout les corticoïdes qui peuvent entrainer un déséquilibre de la flore digestive.

Les anti inflammatoires classiques (aspirine et paracétamol) peuvent être utilisés. Mais la difficulté de bien les doser rend leur emploi dangereux.

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