Bienvenue, visiteur ! [ S'enregistrer | Connexion

Les chats errants de New York sont de mauvais chasseurs

Actualité 07/10/2018

les chats errants de New York sont de mauvais chasseurs

A New York, des chercheurs ont surveillé une colonie de rats afin de voir si les chats errants sont une menace pour eux. Après plusieurs jours d’observation, ils ont conclu que face à ces rongeurs, les chats sont de piètres chasseurs.

Les chats errants sont souvent pointés du doigt à cause de leur prédation sur les petits mammifères notamment en Australie où ils sont accusés de tuer pas moins d’un million d’oiseaux par jour. Pourtant, ils continuent d’être perçus comme un moindre mal notamment lorsqu’il s’agit de diminuer le nombre de rats dans les grandes villes. Mais selon une étude parue le 27 septembre 2018 dans la revue spécialisée Frontiers in Ecology and Evolution, leurs compétences de chasseurs seraient largement surestimées.

Deux chercheurs américains, un chercheur australien et un employé de la société de lutte contre les nuisibles, Arrow Exterminating Company, ont installé des caméras dans une zone de New York. Ils se sont également servis d’un dispositif d’identification par radiofréquence mis en place pour une précédente étude : ils avaient alors équipé de puces plusieurs rats afin d’étudier une colonie en comprenant plus d’une centaine. L’ensemble leur a ainsi permis d’évaluer la prédation des chats errants sur ces rongeurs.

En 79 jours, les chercheurs ont pu enregistrer 306 vidéos de ces chats et de ces rats occupants le même espace. En tout, ils ont noté 20 rencontres mais seulement 3 cas de prédation dont 2 se sont révélés fructueux. « Nous avons été surpris de constater que dans une zone où jusqu’à trois chats peuvent patrouiller en 24 heures, il y ait eu si peu de tentatives de prédation », souligne l’étude. En présence de chats, les chercheurs ont remarqué que les rats adaptent leurs comportements : ils passent moins de temps à découvert, se mettant davantage à l’abri. Si les chats ne tuent que très peu de rats new-yorkais, ils influencent néanmoins leurs déplacements. Les rongeurs sont alors moins visibles mais restent bien présents.

Les chats errants (ou non) n’apportent donc pas de réels bénéfices dans la lutte contre les rats. « Nos conclusions révélant le faible niveau de prédation (des chats, NDLR) vont dans le sens de l’avis des écologistes qui pensent que le risque pour la faune native supplante les éventuels bénéfices d’une introduction de chats », poursuivent les chercheurs. Si ces félins sont doués pour attraper des souris pesant entre 20 et 35 grammes et des oiseaux parfois plus légers, ils se montrent cependant bien moins efficaces pour courir après des rats des villes bien nourris qui peuvent peser dix fois plus lourds. « A cause de leur plus grande taille, les rats des villes peuvent se montrer moins vulnérables aux chats que les rongeurs endémiques », précise l’étude. Les félins préfèrent alors dépenser moins d’énergie en s’attaquant à des proies plus faibles.



Extrait de l’article paru dans www.sciencesetavenir.fr



Ajouter gratuitement votre annonce

Autres articles

Pas de mots clés

14 vues au total, 1 vues aujourd'hui

  

Laisser un commentaire